Transport maritime

  • L’acheminement de marchandises par bateau nécessite des connaissances approfondies, tant les possibilités de pré ou post-acheminement sont nombreuses, tant le nombre de compagnies maritimes est important, tant de ports de mer peuvent être utilisés.
  • Notre position au centre de l’Europe a le désavantage d’aggraver le nombre de kilomètres à parcourir pour atteindre un port mais, par contre, elle permet de choisir celui qui convient le mieux, en fonction des coûts du fret maritime, des délais de livraison, du choix des compagnies maritimes.

Lorsque l’on sait que les frais de transport entre la Suisse et les ports de mer qui nous entourent sont plus ou moins identiques, utiliser un port du Nord ou du Sud dépend beaucoup des préférences exprimées par le chargeur ou son transitaire. Ce sont souvent les expériences faites par le passé qui déterminent ce choix.

Les containers 20′ et 40′ ont complètement bouleversé les transports maritimes à tel point que les marchandises non-containerisables sont souvent refusées à l’embarquement.

Industrial Container Cargo Ship

  • Les pondéreux, les liquides, voyagent sur des cargos (vraquiers, pétroliers, etc) spécialement conçus pour ce type de marchandises, alors que le matériel roulant, (voitures, machines de chantier) et les grandes et lourdes machines industrielles prennent place dans les navires roll-on/roll-off. La différence fondamentale qu’il y a entre un transport maritime et tout autre moyen d’acheminement c’est le titre de transport.

Seuls, en effet, les envois voyageant par bateau sont accompagnés d’un connaissement maritime (en anglais – Bill of lading), le seul titre de transport considéré comme papier valeur, donc négociable, à l’exception de l’Express B/L.

L’on trouve dans la pléiade des Compagnies maritimes : les « conférences » et les « outsiders ».

  • Les premières doivent se plier à un horaire rigoureux et appliquer les tarifs décidés par la Conférence (qui n’est autre que l’ensemble des Compagnies qui en font partie).
  • Les outsiders sont plus flexibles quant au respect de leurs horaires, par contre ils proposent des tarifs inférieurs d’environ 10 %. Mais dans certains cas, ces différences tendent à s’estomper.

Le calcul des frets maritimes pour le trafic « general cargo » en groupage (LCL) s’effectue sur la base « W/M », appelée en français « l’unité payante » et correspondant à 1000 kgs/ou 1 m3, à l’avantage de navire.

Pour le trafic containerisé, un prix par « boite » ou « box » est généralement appliqué.