Transport aérien

Introduction

A l’attention des profanes il est important de relever, dès ce début d’article, que le fret aérien n’est plus considéré comme un transport de luxe, comme c’était le cas il y a quelques dizaines d’années. Aujourd’hui, l’avion est utilisé pour l’acheminement de tout envoi, qu’il s’agisse d’une petite caisse de montres de valeur, d’une cargaison importante de Beaujolais nouveau, d’une machine de plusieurs tonnes.

Ce sont en priorité les exigences du client (le destinataire) ou le respect d’un délai de livraison qui vont influencer le choix du mode de transport, sans oublier l’aspect non négligeable que représentent les réalités économiques.

Croire qu’un transport par fret aérien est plus coûteux qu’un envoi de surface est trop simpliste.

Il faut en effet mettre sur la balance tous les débours qui entrent en jeu et qui déterminent le coût total des frais annexes, c’est-à-dire tout ce qui s’ajoute au prix de vente du produit à nu.

Transportflugzeug Antonov 

Nous faisons allusion ici aux :

  • Prix de l’emballage, très souvent moins élevé pour un transport par avion.
  • Prime d’assurance réduite due à la réduction des risques de dommages.
  • Gain à la production, la marchandise étant livrée plus rapidement.
  • Gain financier dû à une immobilisation moins longue de l’argent.

Il y a bien sûr des contraintes, faciles à comprendre, telle l’expédition de produits dangereux qui doivent suivre une filière très stricte ou l’impossibilité de charger des pièces indivisibles, trop lourdes, trop encombrantes bien qu’avec les « 747 tout cargo » ou les « Antonov » l’on ramène à de rares exceptions les marchandises intransportables.

Le fret a suivi la tendance développée par les Compagnies aériennes qui ont toutes leur « hub » et qui acheminent ainsi passagers et marchandises via ces centres de regroupement et de redistribution. Cette mode (durera-t-elle ?) est préjudiciable pour les aéroports secondaires qui ne disposent pas de « longs courriers » sans oublier que, de plus en plus, les transferts de marchandises entre aéroports européens s’effectuent par camion, sous l’identité d’un numéro de vol.


Dans toute la Suisse romande et à l’Aéroport International de Genève-Cointrin -(AIG), nombre de transitaires se sont spécialisés dans cette activité et mettent leur savoir et leur expérience à disposition des exportateurs, importateurs et commerçants de toute la région francophone de Suisse, sans négliger la France voisine.

Des liaisons quotidiennes relient l’AIG aux centres économiques de ce vaste territoire. Ces flux de marchandises à destination et en provenance de l’Aéroport sont acheminés par les navettes offertes par les transitaires romands, mettant le domicile de leurs clients à quelques heures des pistes d’embarquement et de débarquement de Genève-Cointrin.

Les voies d’accès sont facilitées par un réseau autoroutier important. L’AIG est également desservi par les CFF.

Par la présence de la Douane française à l’Aéroport, il est possible d’accomplir les formalités d’importation à Genève pour toute marchandise destinée à l’Union Européenne et les faire voyager ainsi « libre de douane ». Ce système représente pour le destinataire un gain de temps considérable, puisqu’il va pouvoir retirer son envoi, à l’aéroport de destination, sans passer par la Douane. Il évite également le payement immédiat de la TVA.

Ces transactions nécessitent bien sûr une démarche préalable qu’il faut entreprendre avec le concours de votre transitaire.