Transport ferroviaire

Il y a quelque 50 ans seulement, les transports de marchandises s’effectuaient, dans leur immense majorité, par chemins de fer.

Pour exécuter les mandats qui lui sont confiés, le transitaire peut avoir le choix entre plusieurs moyens de transports. Il se doit de recourir à celui qui offre la meilleure attractivité, résultat d’une analyse qui porte tant sur les plans de la rapidité, de la flexibilité, de la sécurité que sur des coûts à engager. En fonction des attentes de sa clientèle et des contraintes d’expédition, il proposera la solution la mieux adaptée.

C’est ainsi que si le rail souffre souvent d‘a priori, des chargeurs avertis y trouvent cependant des alternatives originales et intéressantes. Dans ces sociétés, la notion de développement durable prend de plus en plus d’importance et la part des transports confiée au rail se répercute sur le bilan écologique que la plupart doivent établir chaque année. Les pouvoirs publics en Suisse et dans l’Union européenne ont lancé des programmes visant à améliorer l’attrait du chemin de fer pour contribuer au transfert des trafics de la route vers le rail. A noter qu’aux Etats-Unis, la part du rail est en forte progression et représente 45% du marché, ce qui n’est de loin pas le cas en Europe.

Aujourd’hui, le rail est en mutation et, avec l’ouverture des réseaux aux opérateurs ferroviaires dans le cadre du «free access», de nouvelles et nombreuses liaisons sont créées en Europe. Celles-ci sont opérées avec du matériel roulant moderne et offrent généralement aux utilisateurs des systèmes de tracing efficaces.

Stockage

L’offre ferroviaire se situe actuellement dans les segments suivants

  •  Wagons complets traditionnels

Le concept de wagons traditionnels concerne généralement les entreprises disposant de leur propre raccordement ferroviaire ou pour des transports sur de longues distances. Même si le wagon isolé reste encore utilisé, ce sont surtout les gros volumes, les forts tonnages ou les grandes quantités, tels pondéreux, vrac ou liquides, en train bloc par exemple, qui restent l’apanage du wagon complet traditionnel. Des efforts importants ont été faits dans la modernisation du matériel roulant.

En utilisant un wagon chargé à 60 t. ou de 72 palettes, c’est l’équivalent de plus de deux trains routiers ou semi-remorques qui sont ainsi transférés sur le rail, ceci à des prix tout à fait compétitifs et avec des délais de livraison raisonnables. L’argument avancé de «flux tendu» ou «just in time» est, pour certains transports, bien souvent abusif voire inutile.

De nombreux types de wagons sont à disposition des entreprises et sont adaptés aux nouvelles méthodes de chargement et de conditionnement. Il est donc judicieux de mettre la route et le rail en compétition car de nombreux exemples montrent que ce dernier n’est pas dépourvu d’attrait.