Le transitaire

  • On ne connaît pas le premier intermédiaire qui a été chargé d'organiser des transports. Sur aucune encyclopédie, je n'ai trouvé un article se rapportant à ce métier. Il faudrait déjà connaître sous quelle définition chercher. En effet, il y a une cinquantaine d'années le mot "transitaire" n'était pas connu, du moins pas utilisé. Les employés des maisons de transports avaient pour titre "Commis expéditeur" un nom mal accepté.

  • Un spécialiste évalue, ici, les différents éléments d'une usine prête à être délocalisée. De son rapport dépendra le matériel d'emballage à prévoir. L'étude consistera à déterminer l'ensemble des poids/volumes. Le transitaire possédera alors toutes les données qui lui permettront de choisir le mode de transport le mieux adapté.

    Une recherche plus approfondie a permis d'apprendre qu'un autrichien, d'origine suisse, Monsieur Schenker, avait organisé en 1872 les premiers groupages par chemin de fer entre Vienne et Paris. Il s'agissait alors pour la noblesse autrichienne de faire venir de la capitale française des vêtements et du champagne pour agrémenter leurs soirées. C'est donc le déplacement de marchandises d'un pays à un autre et l'exécution des formalités administratives ou douanières liées au franchissement des frontières, qui seraient à l'origine du métier de transitaire.

    Aujourd'hui

    Un transitaire est une personne ou une entreprise mandatée par l'expéditeur ou le destinataire d'une marchandise pour en effectuer son acheminement. Les deux meilleures définitions qui lui ont été conférées sont : "L'architecte du transport" et "L'agent de voyage pour marchandises".

    Lorsqu'un transport doit être exécuté, plusieurs possibilités d'acheminement s'offrent aux exportateurs et importateurs. Pour choisir la meilleure solution, ils font appel à des spécialistes : Les transitaires.

    Nous avons appris à l'école déjà que le chemin le plus court entre deux points est la ligne droite ! Cette affirmation géométrique n'est souvent pas applicable dans le domaine du transport. Ce simple fait, à lui seul, démontre que toute expédition à réaliser nécessite une étude préalable.

    Le transitaire détient tous les tenants et aboutissants pour déterminer le moyen de transport le plus adéquat et répondant au mieux aux exigences de son client.

    Avant de prendre sa décision, il va ainsi analyser : (en exemple - le cas d'une exportation maritime)

    • L'exactitude des documents qui lui sont fournis,
    • Les directives imposées par le destinataire, souvent consignées sur une lettre de crédit
    • La date butoir d'embarquement ainsi que celles d'autres échéances
    • Les règles et usages en vigueur dans les pays de transit et celui de destination                     

    et définir la voie la plus favorable, c'est à dire opter pour les ports du Nord ou ceux du Sud ainsi que choisir la compagnie de navigation offrant les meilleures prestations en termes de délai et prix. Il va également prendre soins de veiller au respect des prescriptions et contraintes en matière de sûreté et sécurité.

    Le transitaire qui, par le passé, ne s'occupait que de transports, et pour certains de quelques prestations d'entreposage, a considérablement élargi la palette de ses services. La simple prestation d'accepter un envoi et de le consigner est révolue.

    Le transitaire, aujourd'hui, assure le suivi des marchandises jusqu'à leur destination, permettant ainsi de réagir à tout dysfonctionnement.

    Ses fonctions se sont diversifiées.

    Pour la suite de ce texte, nous invitons nos lecteurs à consulter, sur le même site, la page Métier - Qu'est-ce qu'un transitaire ?

    Les transitaires de Suisse romande sont regroupés en trois associations :

    • L'ATG - Association des Transitaires de Genève,
    • L'ATSO - Association des Transitaires de Suisse Occidentale,
    • Le SVB - Association des Transitaires de Brigue.