Réalisées par des cohortes d'esclaves, les premières routes sont apparues très tôt dans l'histoire. Elles ont plus ou moins coïncidé avec la découverte de la roue, vers 3500 av. J.-C. Non seulement utilisées pour assurer l'approvisionnement des villes de Mésopotamie et le commerce terrestre, elles servirent à des objectifs militaires.
Dès le XIe siècle av. J.-C., les Chinois avaient conçu un réseau routier dont l'axe principal était la route de la soie, la plus longue du monde pendant deux mille ans. En Amérique, les Incas édifièrent aussi un système de pistes à travers les Andes. Les pharaons, tout comme les babyloniens disposaient également de réseaux. Mais ce sont les voies romaines qui ont le plus marqué l'imagination occidentale dont la voie Appienne, - Photo n°1 - commencée vers 312 av. J.-C. , la voie Flaminienne, vers 220 av. J.-C., etc. À son apogée, Rome disposait de voies rayonnant jusqu'aux confins de son empire, totalisant 80 000 kms. Créé en 1769, le premier véhicule motorisé, capable de transporter plusieurs tonnes de chargement, serait le "Fardier de Cugnot" - Photo n°2 - du nom de son inventeur. Le premier camion moderne serait celui inventé en 1898 par Gotlieb Daimler. Toutefois, c'est seulement au début du XXième siècle que les camions prirent définitivement l'ascendant sur les véhicules tirés par des chevaux - Photo n°3.
La route, plus précisément le trafic routier, tant décrié par les écologistes, reste le moyen de transport le plus prisé de la clientèle. Fournisseurs et acheteurs ont des délais toujours plus courts à respecter. Par leur flexibilité, les transporteurs routiers se voient, ainsi, attribuer une part de plus en plus importante de trafic, tant en charges complètes qu'en trafic de détail.
Dans tous les pays occidentaux, nos édiles essayent de trouver des solutions pour réduire le trafic routier… en vain. Pourtant celui-ci est de plus en plus pénalisé, soit par des taxes élevées (en Suisse, la RPLP) soit par des restrictions contraignantes. Il ne faut pas rêver, tant que les marchés seront soumis à une concurrence des plus sévères, les patrons d'entreprises, même les plus écologistes, se trouveront dans l'obligation d'utiliser le moyen de transport le plus adéquat et, pour le moment cela reste la voie routière.
Un réel espoir de stopper la croissance des transports routiers subsiste. Les voies fluviales, comme le cabotage maritime, pourraient être un des palliatifs des plus sérieux. En plus, en partie, ces voies navigables existent déjà. Toutefois, elles ne sont pas encore suffisamment exploitées. Le projet d'une liaison du Rhône au Rhin, via le lac de Neuchâtel, pourrait-il revoir le jour ? - ressortir des tiroirs dont il est enfoui depuis des décennies ?