Des siècles d'études et d'expérimentations précédèrent le premier vol réussi d'une machine. Dès l'Antiquité, les légendes faisaient souvent référence à la faculté de se déplacer dans les airs.
Des siècles d'études et d'expérimentations précédèrent le premier vol réussi d'une machine. Dès l'Antiquité, les légendes faisaient souvent référence à la faculté de se déplacer dans les airs. Les philosophes grecs pensaient qu'on pourrait y parvenir en s'inspirant du vol des oiseaux. La première forme connue d'appareil volant fut le cerf-volant, inventé en Asie.
Il fallut attendre le XIIIe siècle pour qu'un savant anglais, Roger Bacon, mène des études sur les machines volantes, qui le conduisirent à la conclusion suivante : l'air devrait pouvoir supporter un appareil, comme l'eau supporte les bateaux. Au début du XVIe siècle, Léonard de Vinci - Photo n°1 - rassembla des données sur le vol des oiseaux, qui l'amenèrent à imaginer l'hélice - Photo n°2 - et le parachute. Il aurait ainsi pressenti plusieurs appareils : l'hélicoptère, conçu pour s'élever sous l'effet d'un rotor à axe vertical, et le planeur, composé d'une aile fixée à un cadre et destiné à embarquer un passager. Les concepts de Léonard de Vinci étaient fondés sur l'utilisation de la force musculaire humaine, en fait inapte à faire voler l'appareil dessiné. Néanmoins, le Florentin occupe une place importante dans l'histoire de l'aviation en regard des innovations techniques qu'il formula. C'est seulement au XIXe siècle que l'étude des engins volants donna lieu à des applications pratiques.
L'évolution des transports par fret aérien a suivi une courbe plus ou moins identique à celle du fret maritime. Son essor a été facilité par l'arrivée sur le marché d'appareils entièrement conçus pour le transport de marchandises. Des avions toujours plus grands, plus gros, permettent aujourd'hui de charger des pièces indivisibles de plusieurs dizaines de tonnes.
Les événements du 11 septembre 2001 (pour rappel : deux avions commerciaux s'écrasent contre les immeubles hautement symboliques des "twin towers", provoquent l'effondrement des bâtiments et la mort de milliers de personnes pendant qu'un troisième appareil s'écrase sur le Pentagone) sont à l'origine de nouvelles réglementations, restrictions et contraintes, lesquelles nuisent à la fluidité du trafic et rendent le travail des transitaires beaucoup plus difficile.
Il est navrant de constater l'insécurité régnant sur notre planète. Ainsi il ne faut pas s'étonner si les dispositions internationales actuelles restent aussi sévères envers les problèmes de sûreté et sécurité. Or, cela a un coût non négligeable.
Dans un autre domaine, l'on pense que le maintien de "hubs" importants est sur le déclin. Des signes avant-coureurs laissent supposer que le "point to point" redeviendrait d'actualité. Les aéroports de petite et moyenne grandeur pourraient ainsi reprendre des couleurs. Le premier bénéficiaire serait, sur le plan suisse, l'Aéroport International de Genève et, accessoirement, celui de l'Europort Bâle-Mulhouse.
